Moins de labour

Labourer un champ consiste à travailler le sol en profondeur en retournant la terre à l’aide d’une charrue, afin de créer un milieu favorable à la croissance des plantes. Ce type de travail du sol permet notamment l'enfouissement de matières organiques et assure la destruction des mauvaises herbes. Par contre, le labour nuit aux microorganismes utiles du sol et favorise l’érosion du sol, en plus d’exiger temps et énergie de la part des agriculteurs.

La culture d’OGM pourrait favoriser, notamment, un travail minimal du sol (moins de labour) 1 2. Comment? Les cultures tolérantes aux herbicides rendent possible l’application d’herbicides directement sur les mauvaises herbes; tandis que les cultures traditionnelles nécessitent l’incorporation des herbicides dans le sol 3 4. Par exemple, la superficie agricole de soja utilisant un travail minimal du sol a augmenté de 64 % aux États-Unis depuis l’introduction du soja résistant aux herbicides. L’Argentine a enregistré une augmentation d’environ 35 %, attribuable en partie à la lutte plus efficace contre les mauvaises herbes relative à la culture de soja résistant aux herbicides. En 2004 aux États-Unis, la culture de maïs tolérant aux herbicides aurait permis une augmentation de 20 % du travail minimal du sol. La culture avec un travail minimal du sol associée aux OGM entraînerait une diminution de l’érosion du sol, de la poussière, de l’écoulement des pesticides et de l’émission de gaz à effet de serre, ainsi qu’une augmentation de la rétention d’eau et de la qualité de l’eau et de l’air 5 6. Par exemple, en 2007, les OGM auraient permis d’économiser 14,2 milliards de kg de CO2éq, ce qui peut se traduire par une diminution de 6,3 millions de voitures 7.

D’après un sondage réalisé auprès de 600 producteurs de canola dans les trois provinces des Prairies canadiennes, l’utilisation du canola GM tolérant aux herbicides réduirait le travail du sol. Cette réduction améliorerait la conservation de l’humidité du sol, diminuerait l’érosion de ce dernier et contribuerait à la séquestration du carbone. Les auteurs de l’étude estiment qu’un million de tonnes de carbone de moins sont libérées dans l’atmosphère. Cette économie équivaudrait à 5 millions $ canadiens 8.