|
|
|
 |
OGM › Utilisation actuelle |
 |
UTILISATION ACTUELLE
LES OGM APPROUVÉS
Chaque année, des essais d’OGM sont réalisés aux champs ou en laboratoire un peu partout dans le monde. Malgré cela, le nombre d’OGM présentement approuvés et commercialisés reste limité. Ainsi, il n’y a pas d’animaux transgéniques actuellement approuvés à des fins de consommation humaine ou animale. On ne trouve pas non plus sur le marché des tomates ou des fraises GM avec des gènes de poisson pour résister au froid, ni des plantes GM produisant des graines stériles. Ces variétés d’OGM sont seulement utilisées à des fins de recherches privées ou publiques.
|
 |
Qu’est-ce qu’un OGM ?
- un organisme vivant auquel on a ajouté un ou des gènes pour lui donner un caractère spécifique, par exemple, la résistance à un virus;
OU
- un organisme vivant dans lequel on a bloqué ou atténué l’action indésirable d’un gène, par exemple, la synthèse d’une protéine allergène. |
|
Approbation et commercialisation
Au Canada, les OGM sont réglementés de la même façon que les produits agricoles fabriqués selon les méthodes classiques. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), Santé Canada et Environnement Canada se partagent la responsabilité d’approuver les OGM. Certains OGM ne sont pas approuvés et ne sont donc pas commercialisés. C’est le cas d’une lignée de soja GM produisant une protéine de noix du Brésil jugée allergène (réf. 1).
Même si certains OGM sont approuvés à des fins de commercialisation au Canada, ils ne sont pas tous commercialisés. Ce choix dépend souvent des marchés et des besoins en production agricole. Par exemple, en 1995, une tomate à mûrissement retardé est devenue la première plante transgénique commercialisée. Mais elle a rapidement été retirée du marché canadien devant l’indifférence des consommateurs qui, déplorant son mauvais goût, n’achetaient pas le produit. |
|
La distinction entre OGM approuvés et OGM commercialisés est importante.
|
| Actuellement, on retrouve une dizaine d'espèces de plantes GM approuvées à des fins de commercialisation au Canada. Mais les grandes cultures de canola, de maïs-grain et de soja GM qui sont commercialisées au Canada et au Québec sont principalement destinées à des fins d'alimentation animale. Les pratiques commerciales font qu'on ne trouve actuellement aucun fruit (pomme, fraise, bleuet, etc.) ni aucun légume (laitue, carotte, concombre, etc.) GM sur les tablettes des épiceries. |
Pour 2011, des semences de maïs sucré GM étaient en démonstration dans des fermes de recherche québécoises, mais non commercialisées. Les fournisseurs de semences ont l'intention d'offrir aux producteurs agricoles québécois, pour la première fois à la saison estivale 2012, du maïs sucré tolérant au glyphosate (Roundup ReadyTM) et du maïs sucré BT tolérant aux insectes.
.
Un petit truc pour s’y retrouver…
On trouve fréquemment sur les fruits et légumes vendus en vrac ou à l’unité, un petit autocollant sur lequel est inscrit un code à quatre ou cinq chiffres. Ce code chiffré international dit « code PLU » est utilisé à travers le monde et permet d’indiquer instantanément, au niveau de la caisse des magasins, le prix au kilo (ou le prix unitaire) d'un fruit ou d'un légume. À y regarder de plus près, en plus du prix, ce « code » nous informe également sur le type de production. Les fruits et légumes cultivés de façon conventionnelle ont un code à quatre chiffres (XXXX). Les produits biologiques ont un code à cinq chiffres - le premier chiffre est un 9 (9XXXX). Les produits transgéniques ont un code également à cinq chiffres - le premier chiffre étant un 8 (8XXXX). À ce jour, le seul fruit GM commercialisé et susceptible d’être codé par un nombre débutant par 8 est une papaye cultivée aux États-Unis (Hawaï). http://www.plucodes.com/faqs.aspx
|
OGM approuvés à des fins de commercialisation au Canada
Les dix espèces de plantes GM approuvées à des fins de commercialisation au Canada se répartissent dans six grandes catégories de caractères. |
* Présentement non cultivée au Canada pour des raisons de marché ou climatiques.
| Les applications présentées ci-dessus tiennent compte des décisions sur les aliments nouveaux de Santé Canada. |
Produits dérivés
On pourrait trouver dans notre panier d’épicerie certains produits dérivés d’OGM. En effet, il est possible que des plantes transgéniques entrent dans la composition de certains produits sous forme d’ingrédients : lécithine provenant de soja GM, huile extraite de canola GM, fécule de maïs produite à partir de maïs GM, etc. Ainsi, un maïs Bt résistant aux insectes est un OGM. Un sirop issu de ce maïs GM est un produit dérivé d’un OGM. Le sirop n’est pas lui-même génétiquement modifié. Les produits dérivés peuvent contenir des traces d’ADN, mais pas nécessairement la protéine ajoutée par la modification génétique. Par exemple, une huile de canola transgénique tolérant à un herbicide a une composition identique à celle d’une huile extraite d’un canola traditionnel, puisque la protéine ajoutée par modification génétique est éliminée lors de la purification du produit. Il en est de même pour la farine produite à partir de maïs GM, laquelle peut se retrouver dans des biscuits. La majeure partie du matériel génétique de la farine sera détruite lors de la cuisson du biscuit, sinon par notre système digestif. Les produits dérivés ne sont pas considérés comme des OGM, puisqu’ils ne peuvent pas se reproduire ou transmettre de matériel génétique.
Sur les traces des OGM
Il est impossible de retracer tous les ingrédients susceptibles de contenir des traces d’ADN ou des protéines d’origine OGM car il n’existe pas, pour l’instant au Canada, de programme obligatoire de détection et de traçabilité des OGM, à l’exception du programme d’échantillonnage du maïs transgénique Starlink™ . Par conséquent, il est difficile de préciser le contenu en OGM des produits fabriqués ou importés au Québec. Les méthodes scientifiques actuelles de détection peuvent toutefois vérifier la présence de certains OGM.
En 2004, l’émission L'épicerie de Radio-Canada et le journal Le Devoir ont fait effectuer des tests pour connaître combien de produits d’un panier d’épicerie d’un consommateur moyen contenaient des OGM. Sur 27 produits analysés, 4 produits contenaient des dérivés d’OGM à un pourcentage variant entre 0,9 % et 5 %; les 23 autres produits n’en contenaient pas ou présentaient des traces.
En 2009, 2 études québécoises ont analysé le contenu d’un panier d’épicerie afin de détecter la présence de dérivés d’OGM. Les chercheurs ont étudié une soixantaine d’aliments transformés consommés souvent au Québec. Ce sont les seules études au Canada qui ont vérifié la présence de dérivés d’OGM d’une façon aussi précise.
L’équipe de l’Université Laval a détecté des traces significatives d’OGM dans environ 3 % du panier d’épicerie d’un consommateur québécois. (2) Des dérivés de maïs GM ont été trouvé dans la farine de maïs et à l’état de traces dans des biscuits sucrés croustillants et des gâteaux préemballés. Des dérivés de soja GM ont été trouvés dans des barres tendres de céréales et à l’état de traces dans des gâteaux préemballés. Aucun dérivé de canola GM n’a été trouvé dans les aliments. Aucun échantillon d’ADN d’OGM n’a pu être obtenu des produits très raffinés comme les huiles et le sirop de maïs. Dans cette étude de quantification des OGM dans le panier d'épicerie des québécois, les aliments normalement produits avec du maïs sucré comme les céréales de maïs en flocon, les céréales de maïs soufflé, les croustilles de maïs, le maïs en grain congelé et le maïs en grain en conserve ne contenaient aucun dérivés d'OGM.
Pour sa part, l’équipe de l’Université Mc Gill a analysé 34 aliments typiquement consommés au Québec (3 ). De ce nombre, 2 contenaient des traces d’OGM (soja ou maïs GM). Ces aliments étaient le pain blanc et le mélange à crêpes. Les chercheurs n’ont également pas trouvé d’ADN dans les huiles.
Ces résultats peuvent varier dans le temps car les lots de produits de base servant à la fabrication des aliments analysés ne sont pas toujours les mêmes. Toutefois, les équipes de chercheurs québécois ont vérifié plusieurs lots des mêmes produits et n’ont pas trouvé de changements importants dans la quantité de dérivés d’OGM. Ceci signifie que l’approvisionnement en matière première est assez constant.
|
|