Betterave à sucre

Voici les lignées approuvées de betterave sucrière tolérante à un herbicide :

  • La betterave à sucre (Beta vulgaris L.) T120-7 tolérante au glufosinate ammonium, un herbicide à spectre large. L’ADN introduit comprend le gène pat, isolé à l’origine de Streptomyces viridochromogenes, une bactérie que l’on trouve couramment dans le sol et qui code l’enzyme phosphinothricine-N-acétyl transférase (PAT). L’enzyme PAT annule l’effet toxique de la L-phosphinothricine, l’ingrédient actif du glufosinate ammonium. La betterave à sucre T120-7 est prévue pour servir aux mêmes utilisations alimentaires que la betterave à sucre classique. On cultive la betterave à sucre principalement pour sa racine dont on extrait du sucrose, lequel est transformé en sucre raffiné destiné à la consommation humaine.

    Vous pouvez obtenir une information plus détaillée en accédant directement à l’adresse Internet suivante : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/appro/2000-sugarbeet-betterave_sucre-fra.php.

  • La betterave à sucre (Beta vulgaris L.) H7-1 tolérante au glyfosate. Cette lignée exprime le gène CP4 5-enolpyruvylshikimate-3-phosphate (cp4-epsps), lequel confère une résistance aux herbicides à base de glyphosate. Le gène cpr-epsps qui procure la tolérance à l’herbicide a été dérivé de la souche CP4 de l’espèce Agrobacterium, une bactérie répandue dans le sol.

    Vous pouvez obtenir une information plus détaillée en accédant directement à l’adresse Internet suivante : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/appro/august100_final-fra.php.

On cultive la betterave à sucre principalement pour sa racine dont on extrait du sucrose, lequel est transformé en sucre raffiné destiné à la consommation humaine.

Note :

En août 2010, un juge fédéral américain a suspendu la culture de la betterave à sucre GM tolérante au glyphosate 1 2 3. La suspension sera en vigueur jusqu’à ce que le United States Department of Agriculture (USDA)/Animal and Plant Health Inspection Service (APHIS) complète une nouvelle évaluation des risques environnementaux liés à cette culture 4.

L’APHIS (USDA) a déposé pour commentaires en novembre 2010 une version préliminaire de cette évaluation. Les commentaires pouvaient être envoyés jusqu’au début décembre 2010 5 6. En février 2011, l’APHIS (USDA) annonce sa décision d’autoriser partiellement la culture de la betterave GM afin de satisfaire le besoin de production de sucre. Cette autorisation permet la culture de cette plante dans des conditions géographiques restreintes avec une surveillance des lieux de culture, du transport et de l’utilisation postrécolte de la betterave GM 7 8.

Le 1er juin 2012, l’APHIS (USDA) annonce 9 qu’il a publié deux documents en réponse à la requête juridique décrite plus haut. Deux analyses ont été préparées, une en fonction du Plant Protection Act et l’autre sous the National Environmental Protection Act (NEPA). Ces deux analyses sont présentement soumises pendant au moins 30 jours aux commentaires du public.

L’analyse sous le Plant Protection Act (PPRA) de l’APHIS requiert d’évaluer si la betterave à sucre RR peut se comporter en organisme nuisible par rapport aux autres cultures agricoles et autres plantes. La PPRA 10 n’a pas trouvé que la betterave à sucre RR pose un problème ou un risque pour les autres plantes.

L’analyse finale d’impacts environnementaux (FEIS) de la betterave à sucre RR 11 a examiné trois alternatives :

  1. Laisser la betterave GM réglementée avec un permis nécessaire pour l’utiliser dans des zones prédéfinies.
  2. Ne plus réglementée la betterave GM et elle pourra être utilisée partout où la production le nécessite sans avoir à demander un permis.
  3. Autoriser partiellement la betterave GM pour la culture mais avec des règles strictes de cultures, des permis et des suivis des importations et des mouvements entre les états américains.

La FEIS mentionne que le profil nutritionnel et toxicologique de la betterave à sucre GM et de ses produits dérivés sont équivalents à ceux de la betterave à sucre non-GM. La betterave à sucre H7-1 n’a pas d’effets négatifs sur la santé humaine et sur les travailleurs qui l’utilisent.