Caractéristiques des cultures GM

En 2016, les OGM cultivés dans le monde présentent les caractéristiques suivantes1 :

Résistance aux insectes

En 2016, la superficie des OGM résistants aux insectes a diminué par rapport à 2015, passant de 25,2 millions d’hectares à 23,1 millions d’hectares.

Tolérance aux herbicides

En 2016, les OGM tolérants aux herbicides (canola, maïs, coton, soja, betterave à sucre et luzerne) représentaient environ 47 % des superficies ensemencées en OGM, soit 86,5 millions d'hectares.

Même si une diminution des superficies ensemencées avec des cultivars possédant ce trait est observable depuis 2014, la tolérance aux herbicides demeure une caractéristique recherchée par les producteurs qui la retrouvent maintenant dans les OGM à traits empilés.

Combinaison de la tolérance aux herbicides et de la résistance aux insectes

Depuis l'approbation américaine d'une première variété de coton possédant à la fois des modifications génétique la rendant plus tolérante aux herbicides et résistante aux insectes en 1995, on retrouve, à travers le monde, de plus en plus de plantes GM aux caractères combinés. C'est l' « empilement de gènes » (lien vers glossaire) qui permet aux cultures GM d'acquérir plusieurs nouvelles caractéristiques simultanément.

Les espèces végétales où l'on retrouve le plus d’empilement de gènes sont le soja et le coton GM. Par exemple, le maïs SmartStax™ comprend 8 transgènes. Ce dernier avait été lancé aux États-Unis et au Canada en 2010 et a été cultivé, pour la première fois, en 2012.

En 2016, 14 pays, dont 11 en voie de développement, ont utilisé des semences dont la modification génétique concernait au moins deux traits.

À travers le monde, entre 2015 et 2016, 16,9 millions d’hectares supplémentaires ont été utilisés pour la culture d'espèces comportant des empilements de caractères, portant le total à 75,4 millions d’hectares, soit près de 40% de la superficie des plantations GM.

En 2016, 76 % des maïs GM utilisés aux États-Unis étaient donc des hybrides assemblant deux ou trois caractères issus de modifications génétiques (ex. tolérance à un herbicide et résistance à un insecte). Au Canada, cette proportion était de 83%.