Principaux pays producteurs d’OGM 1

Depuis les débuts de la commercialisation des OGM en 1996, les superficies allouées à ces cultures par les principaux pays producteurs ont évolué.

En 2017, le nombre de pays où se cultivent des cultures GM a passé de 26 à 24 pays (19 pays en voie de développement et 5 pays industrialisés). Les deux pays qui ont cessé d'utiliser des cultivars GM sont la Slovaquie et la République tchèque.

En 2017, 91 % de la superficie mondiale cultivée en OGM (189,8 millions d’hectares) se retrouvait dans 5 pays :

  • les États-Unis, 40 % de la superficie;
  • le Brésil, 26 % de la superficie;
  • l'Argentine, 12% de la superficie;
  • le Canada, 7 % de la superficie;
  • l'Inde, 6% de la superficie
Tiré et adapté de : James, Clive. 2017. Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops : 2017. ISAAA Brief No. 53 Carte des principaux producteurs mondiaux

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Les autres hectares de plantes GM ont été cultivés par les 19 pays suivants (en ordre décroissant de superficie) : Paraguay, Pakistan, Chine, Afrique du Sud, Bolivie, Uruguay, Australie, Philippines, Myanmar, Soudan, Espagne, Mexique, Colombie, Vietnam, Honduras, Chilie, Portugal, Bangladesh, Costa Rica (voir carte ci-haut).

À travers le monde, près de 17 millions de producteurs auraient utilisé des espèces GM en 2017.

La situation en Union européenne (UE)1

Deux pays de l’Union Européenne (UE) ont planté 131 535 hectares de cultures GM en 2017 ce qui représente une baisse de 4 % par rapport à 2016. Durant cette période, l’Espagne a cultivé 94% du maïs GM européen y allouant 124 227 hectares, soit 4 854 hectares de moins qu’en 2016. En République tchèque et en Slovaquie, aucune culture GM n’a été semé, à cause des difficultés à commercialiser le maïs GM.

Prévisions mondiales pour l’utilisation des cultures GM1

Jusqu'à maintenant, les modifications apportées aux plantes GM avaient principalement comme objectif d'améliorer leurs performances agronomiques. L'International Service for the acquisition of agri-biotech applications (ISAAA) prévoit que de plus en plus de modifications génétiques seront effectuées dans un autre but: celui de mieux répondre aux préférences et aux besoins nutritionnels des consommateurs. Elle prévoit aussi une diversification des méthodes utilisées pour mettre au point des OGM.

En 2016, plusieurs plantes, avec des caractères nouveaux, ont été évaluées en champs2.

Pays Nouvelles espèces GM testées

Philippines et Bangladesh

Riz doré enrichi de béta-carotène

Ouganda

Banane GM résistante au flétrissement causé par le Fusarium

Pomme de terre résistante au mildiou

Australie

Blé GM résistant aux maladies, tolérant à la sécheresse et à la composition en huile modifiée

Royaume-Uni

Blé avec haut rendement en biomasse

Union Européenne

Pomme de terre à teneur réduite en acrylamide, résistante au mildiou et aux nématodes

Caméline enrichie en oméga-3

Inde

Canne à sucre tolérante à la sécheresse

Pois chiche résistant aux insectes

Moutarde GM

Finalement, à ce jour, les différents organismes de régulation n’ont pas tous établi si les plantes améliorées génétiquement avec des technologies d’édition du génome (ex. l’outil « Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées » en anglais Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats (CRISPR), permettant de modifier le génome, seraient considérées comme des OGM ou non. Malgré cela, l’International service for the acquisition of agri-biotech application affirme que les progrès récents à ce sujet en font une avenue prometteuse pour le développement des biotechnologies agricoles. De nombreux produits issus de cette technologie devraient être commercialisés d’ici 2020.