Principaux pays producteurs d’OGM 1

En 2015, le nombre de pays où se cultivent des cultures GM était de 28 (20 pays en voie de développement et 8 pays industrialisés). Au total, ce sont quelques 18 millions de producteurs qui utilisent les cultures GM. 90 % d’entre eux vivent dans des pays en voie de développement. Environ la moitié de la surface totale en culture GM à travers le monde a été plantée par des pays en voie de développement.

Toujours en 2015, Le Bangladesh a doublé la superficie allouée à la culture des aubergines Bt, autorisées l’année précédente et a aussi autorisé des essais en champs pour le riz doré, un grain GM enrichi en vitamine A.

D'autre part, l'Inde est devenu le premier producteur de coton dans le monde en maintenant sa superficie de coton GM. Par ailleurs, Brookes et Barfoot estime que l'apport du coton Bt au revenu de la ferme a été de 1,6 milliards US en 2014.

Quant à eux, les États Unis ont débuté la commercialisation de la pomme de terre Innate™, sur 160 hectares. Cette pomme de terre GM ne brunit pas lorsque coupée, l’apparition des meurtrissures lors des chocs est diminuée et il y a moins de formation d’acrylamide lors de la friture. La deuxième génération de cette pomme de terre GM, Innate™ 2, est déjà autorisée aux États-Unis depuis janvier 2016. En plus des caractéristiques de InnateTM, elle est résistante au mildiou, un champignon qui cause des pertes importantes depuis plus de 150 ans.

D’autre part, la superficie américaine cultivée avec du maïs GM tolérant à la sécheresse DroughtGard™ a presque triplé passant de 275 000 ha en 2014 à 810 000 ha en 2015. Le partenariat public-privé Water Efficient Maize for Africa (WEMA) transfèrera dans les prochaines années la technologie de ce maїs tolérant à la sécheresse dans certains pays africains.

98 % de la superficie mondiale cultivée en OGM (179,7 millions d’hectares) se retrouve dans seulement dix pays :

  • les États-Unis, 39,5 % de la superficie;
  • le Brésil, 24,6 % de la superficie;
  • l'Argentine, 13,6 % de la superficie;
  • l’Inde, 6,5 % de la superficie;
  • le Canada, 6,1 % de la superficie;
  • la Chine, 2,1 % de la superficie;
  • le Paraguay, 2,0 % de la superficie;
  • le Pakistan, 1,6 % de la superficie;
  • l'Afrique du Sud, 1,3 % de la superficie;
  • l’Uruguay, 0,8 % de la superficie.

Les autres hectares de plantes GM ont été cultivés par les 18 pays suivants (en ordre décroissant de superficie) : Bolivie, Philippines, Australie, Burkina Faso, Myanmar, Mexique, Espagne, Colombie, Soudan, Honduras, Chili, Portugal, Vietnam, République Tchèque, Slovaquie, Costa Rica, Bangladesh et Roumanie). Enfin, alors que Cuba s’est retiré temporairement de la liste des pays cultivant des plantes GM, le Vietnam l’a intégrée en commercialisant, pour la première fois en 2015, du maïs GM (voir carte ci-dessous).

Carte des principaux producteurs mondiaux

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La situation en Union européenne (UE) 1

Cinq pays de l’Union Européenne (UE) ont planté 116 870 hectares de cultures GM en 2015 ce qui représente une baisse de 18 % par rapport à 2014. Durant cette période, l’Espagne a cultivé 92% du maïs GM européen y allouant 107 749 hectares, soit 23 789 hectares de moins qu’en 2014.

Prévisions mondiales pour l’utilisation des cultures GM 1

D’ici 2017, on prévoit une augmentation du maïs GM tolérant à la sécheresse en Amérique du Nord et en Afrique et l’arrivée du haricot résistant au virus développé par l’EMBRAPA au Brésil. Actuellement, près de 85 nouveaux évènements sont testés en champs, dont le riz doré. Comme ces tests sont la dernière étape du processus d’autorisation, ces produits pourraient donc être commercialisés sous peu.

À ce jour, les différents organismes de régulation n’ont pas tous établi si les plantes améliorées génétiquement avec des technologies d’édition du génome (ex. l’outil « Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées » en anglais Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats (CRISPR), permettant de modifier le génome, seraient considérées comme des OGM ou non. Malgré cela, l’International service for the acquisition of agri-biotech application affirme que les progrès récents à ce sujet en font une avenue prometteuse pour le développement des biotechnologies agricoles. De nombreux produits issus de cette technologie devraient être commercialisés d’ici 2020.